Invitation de Mr Ahmed El BOUARI (Président de l’AIGR et du REMIG)

L’accès fiable à une eau suffisante et de bonne qualité est essentiel pour assurer des conditions de vie décentes aux populations, augmenter la production agricole et atténuer les effets de la sécheresse.

En étant une partie directe ou indirecte de 7 sur les 17 objectifs de développement durable, l’eau revêt une dimension inclusive en tant que ressource naturelle pour le développement rural et un intrant essentiel pour la consommation industrielle et humaine.

Afin de parvenir à une prospérité tirée par l’agriculture, la maitrise de l’eau tant en agriculture irriguée qu’en agriculture pluviale doit figurer au centres des stratégies de développement.

La profession du génie rural a contribué de manière très significative à la réalisation de grands projets d’irrigation et développement intégré.  Au Maroc, elle a notamment assuré l’encadrement technique de l’atteinte de l’objectif du million d’hectares irrigué au Maroc vers la fin des années 90.

La dite profession assure avec doigté la conception, la réalisation de grands projets structurants. Ces projets touchent divers domaines dont : (i) les installations et infrastructures de réseaux d’eau potable, d’assainissement et de routes rurales, (ii)la mobilisation de l’eau, les aménagements hydro agricoles, l’irrigation, les installations de stockage et de conditionnement  visant la valorisation des produits agricoles et la réduction des pertes post récolte dans le cadre des filières de productions agricoles mises en place par la stratégie du Plan Maroc Vert mis en œuvre en 2008.  Ce modèle réussi de stratégie est en train d’être répliqué dans d’autres pays en Afrique en s’appuyant sur les mécanismes de coopération sud-sud mis en place par le Maroc.

Parmi les nombreux projets réalisés dans ce domaine, figurent ceux qui sont financés à travers le modèle de partenariat public-privé dans lequel le Maroc est un pionnier. Ils concernent l’aménagement et la gestion de grands périmètres d’irrigation puisant la ressource en eau à partir de retenue de barrage (comme le projet El Guerdane déjà mis en service) ou d’usine de dessalement d’eau de mer (Comme le projet du périmètre de Chtouka dont la mise en service démarrera en 2019) au sud ouest du Maroc.

Outre les zones irriguées, la gestion durable de l’eau agricole est également une priorité dans les zones d’agriculture pluviale. Les aménagements hydroagricoles des terrains de parcours pastoraux sont au centre des préoccupations des ingénieurs du génie rural. Ils visent à améliorer les conditions de vie des éleveurs et des habitants des zones rurales, à améliorer la productivité et à protéger les ressources en eau et en sol.

Le réseau marocain interprofessionnel d’irrigation récemment établi au Maroc a pour objectif de promouvoir les échanges et le transfert de technologies, la coopération sud-sud dans le domaine de l’irrigation à travers le continent africain.

Parmi ses membres figurent des institutions professionnelles et académiques qui ont mené et qui effectuent des missions d’expertise et réalisent des projets d’irrigation aussi bien pour les grands que pour les petits et moyens périmètres dans les pays d’Afrique subsaharienne

Au nom de l’Association marocaine des ingénieurs du génie rural et du réseau interprofessionnel marocain d’irrigation, je souhaite la bienvenue à tous les participants à cette conférence conjointe organisée par l’ANAFIDE et IAV Hassan II en collaboration avec la CIGR et l’Association Panafricaine du génie rural.

 

Ahmed EL BOUARI

Directeur de l’Irrigation et de l’Aménagement de l’Espace Agricole
Président de l’Association des Ingénieurs du Génie Rural- Président du Réseau Marocain
Inter professionnel de l’Irrigation

Vice-Président de la CIID